Larmes célestes

Jeudi, juillet 15th, 2010

Le vent respirait si fort qu’il me forca à m’attacher les cheveux, pour me protéger de ces longs filaments qui se donnaient des airs de fouets sous le contrôle des éléments. Le ciel avait cet air triste et gris mais ne trouvait pas la force de pleurer, préférant lâcher quelques gouttes que le vent se faisait grand plaisir d’accélerer pour venir me claquer sur les joues.

La Tamagawa s’ouvrait devant moi, trop adoucie après des décennies de dressage urbain, ce qu’elle ne pouvait plus exprimer par son flot elle le faisait par ses couleurs et toute cette faune et flore symbiotique qu’elle engendrait. La scène était pourtant simple, mais un côté à la fois menaçant et calme me demandait de m’attarder pour profiter de cette avalanche de sensations.

Elle était partie se changer pendant que je devais préparer mon matériel, un concentré de technologie qui cherchait à dompter la lumière et à la pixelliser en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire ouf. Elle avait son sourire un peu crispé, un peu tendue à l’idée de passer de l’autre côté de l’objectif, de s’afficher entre mes déclics.

Le vent n’arretait pas de la caresser d’un peu trop près et ses cheveux se rebellaient de cette façon si douce et agréable qui me firent marquer plusieurs demies-pauses entre ses poses.

Plus d’une fois je me fis surprendre et je dus ouvrir l’oeil gauche pour vérifier que l’appareil photo ne me reflétait pas l’autre côté du mirroir. Le ciel devait la trouver à son goût et faisait de son mieux pour le lui faire comprendre.
Ses lèvres se firent un peu moins tendues à mesure que j’enchaînais les prises de vue, son regard montrait des airs plus joueurs. Le vent semblait lui répondre en déplaçant une ou deux mèches dans le prolongement de son sourire. Je devais avoir l’air bien stupide de vouloir capturer ses moments de complicité avec son entourage, mais au détour d’une rafale j’aperçus un signe qui ne trompait pas.

Clic.

Il me restait plus qu’à tout ranger et rentrer. Deux ou trois images finissaient de se diluer au fond de ma rétine pendant que ses pixels restaient bien au chaud dans leur carte.

Elle avait retrouvé sa stature habituelle et l’air enjoué à la limite rieur qui la caractérisait si bien. Son sourire avait récupéré ses dents pas tout à fait droites, et elle avait fini par attacher ses cheveux à son tour d’un geste qui réduisit le vent au silence.

Le ciel trouva enfin la force de pleurer.

This ain’t about them, you know.

Jeudi, juillet 8th, 2010

Well, hello.

Mardi, juillet 6th, 2010

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Mercredi, mai 20th, 2009

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Lundi, octobre 27th, 2008

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Mardi, octobre 14th, 2008

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Vendredi, octobre 10th, 2008