MeursAvantQuarante
Jeudi, octobre 26th, 2006Maintenant que tout le monde est rentré, voici revenu le temps des répétitions entre amateurs de musique du vingt-et-unième siècle, à base de transistors, de lampes, d’aimants, de tiges en métal qui oscillent, une ou deux baguettes en bois, des peaux de plastiques, et une voix. Les plus lents auront attendu cette phrase pour retrouver dans ces mots DieByForty, le groupe où toutes les chansons parlent de suicide, de ruptures avec des filles, mais heureusement, l’auteur de ces lignes n’est pas capable de vous réciter les paroles d’une chanson, allez savoir pourquoi.
L’auteur de ces lignes, qui n’est pas l’auteur des paroles en question, joue de ce délicat instrument qu’est la basse, guitare à quatre cordes, à qui revient le dur métier de relier la mélodie au rythme. Les guitaristes étant connus pour être de parfaits clowns avec leurs six cordes et leurs solos dans les aiguës sans queue ni tête, ni encore moins de régularité rythmique, il reste la basse et la batterie pour essayer d’avoir un truc un tant soit peu soigné.
Le problème est quand le batteur est le meilleur guitariste du groupe. A chaque transition, il perd une dizaine de battements à la minute, pour se recaler ensuite, mais le mal est fait. Et le pli va être dur à défaire. Surtout quand l’auteur de ces lignes se sent seul dans son combat face au métronome.
Et pourtant rien n’est plus simple. Pour se caler à 120 battements par minute, tout français qui se respecte chante la Marsellaise, et voilà (en français dans le texte), le rythme est trouvé. Avec l’hymne national japonais, bien plus lent, la tâche est bien plus ardue, limite impossible. Serait-ce là l’explication magique ? Où tout simplement un manque de communication entre le seul membre nippon du groupe et les cordistes français de marseille (repräzent un-trois) ?
Ou alors c’est juste Blondie, la groupie numéro un de MeursAvant40, qui a cessé de marquer la pulsation en n’oscillant plus entre le guitariste chanteur compositeur (gcc pour les intimes, et les geeks) et le batteur (avait-il un surnom sur ces pages ? Diantre, ma mémoire me fuit) pour aller jouer les Doctoresses Love dans une émission de télévision ma foi… japonaise (allez-y vite avant que ce ne soit censuré par les forces suprêmes blondesques).
Rassurez-vous, son intelligence se mesure à l’inverse de la taille de ses jupes. Et pour l’avoir connue sous l’emprise de substances se terminant en -ol (les chimistes apprécieront), non rien.
MeursAvant40, c’est un groupe qu’il est marrant, qu’il joue des morceaux gais, qu’il joue dans des bars à Roppongi, par exemple le 23 Novembre, le 8 et le 16 décembre, au Rock-Factory, parce qu’apparement ils ont apprécié. Et si vous voulez voir la classe légendaire du bassiste par la même occasion, je vous paie un verre.