Tout baigne
Mardi, octobre 30th, 2007Général, je réponds à ton bat-signal.
Je vous l’avoue, j’ai passé deux jours en France. Enfin pour être très précis, je suis arrivé le 23 octobre à 04h05, en avance, de Tokyo, pour prendre l’avion pour Hanovre, à 7h05, pour ensuite reprendre l’avion pour Paris, à 12h30. Je suis donc arrivé chez moi, à Lyon, à 17h13, après être parti à 17h48 (heure locale) de chez moi, à Tokyo, la veille. Je suis reparti de Lyon à 06h02, le 26 octobre, pour prendre un train pour Roissy, un avion pour Hanovre, taxi, deux nuits sur place, taxi (4h30 du matin, et oui j’en ai même oublié le décalage horaire), un avion pour Amsterdam, bus-train-train-bus pour faire l’aller-retour Schiphol (se prononce skip’hol) - Amsterdam Centraal le seul jour de l’année où les trains desservant l’aéroport sont en réparation, un autre avion pour Tokyo, trois trains, et arrivée chez moi, vers 13h12, en passant dire un bonjour au vendeur de café (et wai, mec, je fais des posts avec de la suite dans les idées).
Soit 60h49 à Lyon de libres. Si vous étiez fans de mon corps au point de me voir à la sortie de moult heures de vol, malrasétoutça, vous auriez pu me trouver Terminal 2D, Roissy CDG le matin du 23 vers 4h. Je doute que vous soyez motivés à ce point. Donc voilà, je suis passé par chez vous, je repasserai.
Donc parlons-en de Roissy, de Lyon, de Hanovre, de Amsterdam, de la SNCF juste pas en grève et Air France en grève, parlons-en de ce trop bref passage au pays du fromage (ok, c’est valisé), autres saucissonneries (ok, c’est valisé) et autres chocolateries (ok, c’est valisé), sans oublier moult choses diverses (oui c’est paradoxal). Un aller avec une valise de 13 kilo 7 (dont 4 kilo 8 de vêtements, non la valise n’est pas si lourde) et un retour avec la même valise, de 14 kilo 2 (dont 5 kilo 3 de vêtements, propres, merci Maman).
Ah je vous vois venir avec vos talents de devins cachés. Je laisserai planer le mystère parce que voilà, tsé, y’a eu de la casse (j’ai assisté en direct au concours de levé-jetté des bagagistes trac-piste de Roissy, je soupçonne un lien direct de cause à effet, mais je peux me tromper) et que niveau interêt pour toi, lecteur, une tasse et un calendrier, c’est proche du moins un sur Richter (oui, c’est une échelle logarithmique, et oui j’ai des connaissances suffisantes en maths pour corriger des sujets de stage à l’X, je conçois bien le paradoxe).
J’ai apprécié la France telle que je l’ai vue, avec un monsieur d’un certain âge qui me refile son passe deux jours illimité ratp à Roissy, me faisant économiser une somme d’argent aussitôt perdue en frais d’émission à bord (les puristes comprendront), avec son temps relativement clément, aucun manquement à la politesse (les fidèles lecteurs comprendront), et une ambiance dans les rues, une expression sur les têtes de chacun qui inspirait à the pursuit of happiness, comme il est marqué dans la constitution des stazunis, en américain dans le texte.
J’ai apprécié le froid allemand d’Hanovre, l’étudiante visiblement gênée en me parlant (oui, Yvonne, un mètre quatre-vingt au garrot, mignonne comme tout), la bière locale, le chairman pris la main dans le sac et la tête dans les nuages après ma présentation “je réfléchissais à wotre présentation” s’excusait-il en me serrant la main (dans le sac), tout en transformant tous les w en v, sans pour autant créer de nouvelle coccinelle (attention, je signale un jeu de mots très foireux).
J’ai apprécié Amsterdam une fois les 10 heures passées, parce qu’avant ça, ce ne sont que junkies “I’m hungry” et déchets de la veille qui peuplent (un ou deux par hectare) la ville. De quoi avoir peur, et de trouver cela glauque de chez Glock (notez comment je te jeu-de-motise le suicide par balle). Avec des gens, du soleil et des vélos, cela m’a donné envie de revenir, quand il fait beau, à vélo, et avec Marco (prénom néerlandais typique).
Pour moi, les pays-bas représentent peu de choses. Tulipes. Moulins à vent. Van ***. Drogues. Prostitution, Heineken, Amstel. Deux ou trois scènes d’un Largo Winch. Vélos. Ponts. Une amie de terminale -mais cela est une autre histoire que je vous raconterai un jour (elle est même déjà écrite) futur-.
J’ai trouvé cela plutôt étrange de considérer les charmantes blondes qui ont parchemé mon périple comme exotiques. Les yeux verts m’ont fait un effet fou, et je me suis surpris à m’imaginer de retour en Europia.
Mais d’ici là, tout baigne.