Mélodie rythmique, II

Son coeur n’avait pas peur de s’ouvrir pour souffrir, et la voilà qui lança un “ola” à l’océan. Fainéant que j’étais, ma tête oscilla sans une parole. Scylla répondit à son appel, fière et hideuse à la fois. Armé de ma pelle à sable (on disait alors “mieux vaut une pelle qu’un rateau”), je ne devais pas avoir l’air malin, avec des pâtés comme seul recours passable.

Elle sortit sa batte, ni une ni deux, et pif paf voilà le secours arrivé. D’une main elle me prit la mienne, de l’autre elle montrait le chemin. Flip flap faisaient nos pieds, sable mouillé et résidus d’été, chacun de nos pas avait le poids de chacun de nos “ouille”, courtesy of the crabs on the beach.

Trois pas plus loin -flip flap flip-, elle prit le soin de -tak tak- taper ses mains, frotter ses seins -chap chap-, déhancher son bassin -ta… da- comme sur un rythme de samba où le cha-cha serait roi. Pour moi, affaibli devant tant de blabla, c’en était trop, il me fallait l’enlacer sans relâche pour qu’elle sache que moi, ses chichi, sous la pluie, j’en faisais fi.

A suivre…

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